LES PAPILLONS BLANCS DE LOUDÉAC EN RANDO
HUIT KILOMETRES A PIED, CA USE, CA USE...

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Début juin, l’Association Sportive des Papillons Blancs (ASPB) de Loudéac a accueilli une journée régionale de randonnée pédestre placée sous l’égide du comité de sport adapté.
Les IME de Plumelec (Les Bruyères), Tréguier (Ker an Héol), Pleumeur (Kerdiret) et Loudéac (Saint-Bugan) ont répondu présents. Récit d’une promenade bucolique en forêt domaniale de Loudéac.
 
     Mercredi, 10 h. Le fond de l’air est frais. Un temps à randonner. Ce que n’ont pas manqué de faire une cinquantaine de jeunes qui se sont levés du bon pied pour la marche des Papillons Blancs de Loudéac.  

Survêtement chaud, anorak sur le dos, les pieds bien chaussés, chacun est fin prêt pour affronter les deux parcours du jour. Deux circuits balisés de 8 et 13 kilomètres.La grande inquiètude des Randonneurs Loudéaciens qui encadrent cette sortie annuelle, c’est la météo. Certes, le sol est par endroits spongieux, genre matelas moëlleux, voire boueux, mais pas dégradé au point de stopper la progression de tous nos joyeux marcheurs. “Cette sortie concrétise le travail effectué durant la saison avec les jeunes, raconte Georges Moire, éducateur à l’IME Saint-Bugan. Chaque mercredi après-midi, une quinzaine de nos jeunes quittent l’établissement pour une longue marche. Mais pas une simple balade, une vraie rando à travers les communes de Saint-Maudan et Caurel. Chaque sortie dure environ deux heures, ce qui représente 9 à 10 kilomètres.” Mais elle a surtout le mérite de “mettre en application un certain nombre de paramètres étudiés durant l’année : le travail sur le rythme, le mouvement, la continuité dans l’effort...”
L’espace d’une journée, les jeunes partent à la découverte de leur propre environnement, de la nature. Ils font preuve d’une grande observation. “Sur ce type de rando, ils doivent gèrer l’espace et le temps, avoir confiance en eux au moment de traverser une rivière par exemple.”

CHACUN A SON RYTHME

Il est désormais presque 13 heures. Le ciel s’assombrit. Une fine pluie recouvre la forêt du centre-Bretagne. Tête basse, les jeunes marcheurs progressent en silence vers le point de ravitaillement. Devant, sans doute pressés par le temps, certains ont préféré prendre leurs distances.
En queue de peloton, on traîne la patte. “C’est quand qu’on mange ? C’est encore loin pour le pique-nique ? Et au fait, on a fait combien de kilomètres ?”, interroge Eve de l’IME Saint-Bugan. “C’est pas les kilomètres qui comptent. Il faut marcher, c’est tout !” lui répond un des éducateurs.
“La Croisée rouge enfin !” C’est l’heure de la pause. Alors, on se pose, on casse la croûte. Si certains en ont plein les pattes, d’autres ont encore des fourmis dans les jambes et sont prêts à enchaîner avec le second tronçon. Mais la pluie redouble. Avec sagesse, Georges Moire préfère annuler la marche de l’après-midi. Rendez-vous l’année prochaine pour l’édition 2000.

Loïc TACHON.

 
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