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Aux Ateliers
du Marais, une page d'histoire s'est tournée avec le départ
en retraite de Jacques Lesourd.
Après 31 ans de service à l'ADAPEI, le directeur du
CAT de Loudéac tire sa révérence avec le sentiment
du devoir accompli. " J'ai essayé de remplir ma mission
au mieux en uvrant pour le bien-être des personnes handicapées.
Le souvenir de les voir s'épanouir me suffit. " |
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Jacques Lesourd
a dirigé le CAT Les Ateliers du Marais à Loudéac
de 1975 à 2003.
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Éducateur spécialisé de formation,
Jacques Lesourd a débuté sa carrière à l'ADAPEI
des Côtes d'Armor le 1er juin 1971 comme directeur de l'IMP rue
du Pavillon à Loudéac. Deux ans plus tard, il prenait la
direction de l'IME nouvellement crée rue de la Rabine et conjointement
celle du CAT Les Ateliers du Marais à partir de 1975. En septembre
1980, il quittait définitivement l'IME pour le CAT installé
provisoirement rue Le Vézouet puis rue Châteaubriant en 1982.
Toutes ces années, Jacques Lesourd a vu se créer bon nombre
d'établissements et services, à commencer par l'atelier
protégé (1984), puis les foyers d'hébergement Bel
Orient (1991), Moulin de Belle-Isle (1993) et la résidence Cadélac
(1998).
D'autres structures ont également vu le jour sous sa coupe, c'est
le cas du Service d'Accueil et de Travail Adapté (SATRA en 1988)
ou bien encore le Foyer occupationnel d'accueil dix ans plus tard. "Après
30 ans de direction sur ce site, l'empreinte que vous avez laissée
y est profonde, a souligné le directeur général de
l'ADAPEI 22, Jacky Desdoigts. Les murs que vous avez construits sont beaux
et généreux. Demain, ils continueront à grandir,
certes sans vous, mais surtout et aussi parce vous avez su les rendre
vivants."
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| Pour Jeannine
Le Bouder, le départ en retraite de Jacques Lesourd aura été
vécue comme une journée " riche en retrouvailles
et en souvenirs ". La présidente d'honneur de l'ADAPEI
22 évoque non avec émotion le parcours de ces directeurs
pionniers qui ont marqué l'histoire de l'Association : "Il
fallait une bonne dose d'optimisme à ces jeunes, psychologues
ou éducateurs spécialisés pour se lancer avec
les familles dans l'aventure. A l'époque, les pouvoirs publics
nous traitaient d'utopiques et ne délivraient les agréments
qu'avec parcimonie. Les parents versaient une contribution volontaire
pour que les établissements puissent vivre. |
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Jeannine Le Bouder, présidente
d'honneur de l'ADAPEI 22.
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Des emprunts familiaux sans intérêts permettaient aux
structures de fonctionner en attendant les remboursements des prix de
journées par les caisses, les taxis étaient à la
charge des familles... La loi de 1975 n'avait pas encore été
votée. Nous ne savions vraiment pas où nous allions, mais
nous voulions réussir. Comme celle de ses collègues, la
carrière de Jacques Lesourd a évolué en même
temps que l'âge des enfants qui lui étaient confiés,
et ce, dans des conditions parfois difficiles. Après l'IMP, l'Association
lui a confié un IME avec un IMPro, puis un CAT a vu le jour dans
des locaux peu fonctionnels. A 20 ans, nos adultes s'épanouissaient
par le travail dans des CAT adaptés à leurs possibilités.
Chacun savait que ces établissements avaient été
créés par des parents pour leurs enfants handicapés
mentaux. Avec le départ de Jacques Lesourd, une page se tourne
et je dis un grand merci à tous les pionniers, salariés
et bénévoles qui ont tant fait pour les familles et les
enfants. La relève est en place, de nouveaux professionnels sont
à leurs postes, conscients de leurs responsabilités qu'ils
assument au mieux avec les moyens qui leur sont donnés. Ils savent
qu'ils peuvent compter sur de nouveaux parents qui oeuvrent à leurs
côtés dans les sections ou au conseil d'administration à
Saint-Brieuc. Grâce à eux, notre département, pionnier
lui aussi pour la prise en charge des handicapés mentaux depuis
plus de 40 ans, pourra suivre sa marche sur ce long chemin toujours inachevé."
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