Portrait

Joël Pontdemé, moniteur en chef de l'atelier menuiserie

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Entouré de ses ouvriers, le petit homme aux yeux malicieux
et au sourire communicatif, est intarissable.

A 53 ans, Joël Pontdemé raconte la vie (sa vie) à l'atelier menuiserie
au Centre d'Aide par le Travail (CAT) de Quévert.

 

Dans sa " tour de contrôle "
habillée de verre et de bois,
Joël Pontdemé veille sur son équipe d'ouvriers,
comme un père sur ses enfants.


L'œil est attentif et admiratif.


" Ici, on vit vraiment quelque chose d'extraordinaire,
confie le responsable de l'atelier menuiserie
du CAT Quévert (1).
Chacun est heureux d'être à son poste
et donne le meilleur de lui-même. "

 
    (1) effectif 2002 : 25 ouvriers CAT à Quévert et Lamballe et 12 en atelier protégé, 1 moniteur principal, 2 moniteurs de seconde classe et 4 chefs d'équipe (ouvriers de production).  
 

Ces premières paroles sont toute la fierté des encadrants dont le souci quotidien est de " donner du plaisir aux ouvriers pour qu'ils s'épanouissent. " Tel a toujours été le credo de Joël Pontdemé, entré dans la maison Pifaudais un jour de septembre 1979, en remplacement de Guy Nicolas, promu chef de service technique. " C'est un monde que je ne connaissais pas du tout, raconte ce menuisier-ébéniste de formation. Les six premiers mois ont été difficiles car il y avait des cas très lourds à gérer. Plusieurs fois, je me suis posé la question : je pars ou je reste ? Pour moi, on occupait les ouvriers pour éviter les problèmes de comportement... J'ai essayé de mieux les cerner, de savoir ce dont ils étaient capables. "
Le responsable d'atelier leur fait alors découvrir l'agencement et les travaux de bâtiment. Parmi les premiers chantiers : la fabrication de tables pour la salle des fêtes de Quévert ou bien encore l'aménagement des bureaux administratifs de l'aquarium de Saint-Malo.

Chacun a trouvé sa place

Au fil du temps, l'atelier menuiserie se développe. Le CAT investit dans de nouveaux équipements. Et le premier gros contrat ne tarde pas à venir. Il est signé dans les années 80 avec les ateliers des Frères Flin de Languenan. Le deuxième construction d'escaliers français confie l'usinage de ces matériaux aux Pifaudais (rabotage, sciage, coupe, collage, séchage et transport).

" Il a fallu adapter les postes en fonction des capacités de chacun. Cela n'a pas été simple mais aujourd'hui, chacun a trouvé sa place. Si des personnes ont des lacunes sur certains postes, elles se montrent à la hauteur sur d'autres. Il faut éviter de laisser quelqu'un dans une situation d'échec ! ", explique Joël Pontdemé qui s'est toujours battu pour le bien-être des ouvriers. "

Quand on les voit réussir dans leur travail, cela fait chaud au cœur. On se dit qu'on peut être fier du résultat. " Au fil des années, les ouvriers ont acquis un savoir-faire, " une technicité dans le travail. Même s'il y a comme partout des jours avec et des jours sans, les gars sont attentifs aux consignes. Le casque, les boules Quiès, les chaussures de sécurité,… ici, les règles de travail sont respectées à la lettre. "
Une discipline, une conscience professionnelle et autant de valeurs humaines qui renforcent le sentiment de Joël Pontdemé résolument tourné vers l'avenir. " Il faut aller de l'avant, continuer à investir et imaginer de nouveaux marchés pour le bien-être des personnes handicapées. "

 

 
 

Fidèle au poste

depuis 23 ans,

Joël Pontdemé

s'est toujours battu

pour le bien-être

de ses ouvriers.

 
 

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