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Le
soleil du soir éclaire les façades blanches ondulées
des bâtiments 1 et 3. En ce vendredi d'automne où l'été
joue les prolongations, la cure de
rajeunissement du CAT saute à la figure. Les parents qui
ne sont pas venues aux Pifaudais depuis la rentrée découvrent
un environnement transformé. " Les travaux réalisés
pour la création de ces nouveaux locaux devaient répondre
aux besoins des personnes qui travaillent ici, note Marie-Hélène
Caous, la présidente de l'ADAPEI.
Nous avons porté notre attention sur l'accessibilité,
l'espace, l'esthétique intérieure et extérieure
de ces locaux. "
Une visite au pas de
course s'en suit avec le sous-Préfet et de nombreuses personnalités,
élus et partenaires.
Les Ateliers Pifaudais
ont ouvert leurs portes en mai 1975, à une époque
où la loi d'orientation n'était pas encore votée.
Après avoir connu de nombreuses mutations et adaptations,
ils accueillent aujourd'hui 126 ouvriers en Centre d'Aide par le
Travail (dont 20 à temps partiel) et 40 ouvriers en Atelier
Protégé sur les sites de Quévert et de Lamballe.
" Leur vocation
a toujours été de procurer un emploi à des
personnes motivées et aptes à travailler mais dont
le handicap les rend inemployables car peu rentables d'un point
de vue strictement économique ", explique la Présidente.
La volonté du CAT a
toujours été l'intégration au tissu local.
Elle s'est traduite au fil des ans par une évolution des
activités proposées. " A l'origine, le support
professionnel était plus à vocation rurale avec l'élevage
de lapins puis a évolué vers le secteur industriel
avec la création des ateliers menuiserie et métallerie
".
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Aujourd'hui, les
Ateliers Pifaudais hébergent
cinq types d'activités
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Le
CAT de Quévert comme les quatre autres centres de l'ADAPEI
22 sont des lieux ouverts, où les ouvriers trouvent les soutiens
éducatifs et psychologiques dont ils ont besoin ainsi qu'un
travail valorisant qui favorise leur insertion professionnelle et
sociale. |
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" Nos équipements, identiques
à ceux du secteur ordinaire, n'en restent pas moins adaptés
aux personnes que nous accueillons. La finalité même
de cette structure nous oblige à la vigilance et au respect
des conditions de travail.
Nous sommes parfaitement conscients que le handicap impose des limites
à une intégration totale, le savoir-faire professionnel,
bien que nécessaire, ne permet pas à lui seul, une
insertion dans le milieu professionnel normal où les exigences
de l'environnement économique laisse peu de place aux publics
défavorisés. "
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Les travaux
d'aménagement (services administratifs) et la construction
des bâtiments 1 et 3 (service paramédical, ateliers
de sérigraphie, broderie, gravure) ont été
possibles grâce à des financements publics à
hauteur de 26% et par des autofinancements dégagés
par la production.
"
Pour la réalisation, notre choix s'est porté
sur des entreprises locales sauf pour les équipements
industriels bien spécifiques d'aspiration et de ventilation
du secteur sérigraphie ", précise Yves
Bodin, directeur du centre.
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Le
dynamisme d'un établissement se traduit aussi par une évolution
des bâtiments. Aussi, d'autres réalisations viendront
compléter et toujours moderniser, adapter aux nouvelles normes
ce lieu d'accueil et de travail.
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Elus et partenaires ont découvert
la diversité des activités du CAT Quévert
et le projet associatif de certification lui permettra de faire
reconnaître
par un organisme indépendant ses compétences.
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Le
public venu nombreux inaugurer les locaux a pu apprécier
la qualité du travail de même que celle des espaces
verts et des aménagements des bureaux conçus
aux bons soins de la " maison ".Mais c'est aussi,
avec les conseils des administrations compétentes et
des services spécialisés du secteur prévention
de la CRAM de Bretagne que le CAT a pu réaliser les
installations techniques du secteur Graphic 04.
"
La concertation, le dialogue, ont toujours prévalu
pour intégrer nos besoins au niveau des ateliers comme
au niveau des bureaux ou du secteur paramédical. Celui-ci
est maintenant au centre du site ce qui facilite le contact
avec les usagers et le travail de l'infirmière et de
la psychologue. "
Le droit à l'intimité
de chacun et le devoir de discrétion y sont respectés
dans des locaux fonctionnels dont la surface a plus que quadruplé.
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