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:Mais au delà des attentes
et des espoirs qui cristallisent ces grandes tendances, ce cadre
législatif fait pénétrer définitivement
notre environnement associatif entre les fourches caudines de la
contractualisation. Le projet d'établissement, les agréments
à durée déterminée, le contrat de séjour,
le contrat pluriannuel d'objectifs
constituent aujourd'hui
la clef de voûte de notre environnement.
Alimenté par des réflexions
relayées au niveau de l'UNAPEI et du SNAPEI, chacun des établissements
a engagé une réflexion devant lui permettre dans l'attente
bien souvent des décrets d'application, de se mettre en conformité
avec ces nouvelles obligations. La réflexion sur nos méthodologies
professionnelles, sur nos rapports à l'usager dans la dimension
individualisée que suppose une contractualisation, nous invitait
très naturellement à nous saisir du projet que nous
avions annoncé lors de la dernière assemblée
générale, à savoir la mise en uvre d'un
vaste chantier qui devrait conduire l'association à redéfinir
et formaliser dans un premier temps son projet associatif, suivi
de la mise en uvre d'une démarche qualité, dans
la logique initiée par la Loi du 2 janvier 2002.
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L'un des grands axes de la
loi de rénovation sociale est d'affirmer et de promouvoir
le droit des usagers.
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L'Elaboration
du projet associatif
Démarche Projet et Qualité
Lors de la dernière assemblée
générale Alain JAUNAULT, consultant du Cabinet Catalys,
présentait les enjeux de la démarche Projet & Qualité
décidée par l'association et dont le déploiement
est prévu sur trois années :
Depuis le mois d'Octobre, les dirigeants (bénévoles
et salariés) de l'association et une partie des salariés
des établissements (cadres et correspondants projets) sont engagés
dans les deux premières étapes : formalisation des fondamentaux
du projet et analyse / diagnostic des projets d'établissement.
Les adhérents réunis dans les "comités
de sections " ont également eu une première contribution
à la réflexion.
A compter de Septembre, les collaborateurs des établissements seront
plus largement mobilisés pour procéder à l'auto-évaluation
des services, aux enquêtes de satisfaction, aux productions
des groupes d'analyse et propositions.
Piloter une démarche mettant en mouvement autant
de monde, dans autant d'établissements, s'est avéré
parfois difficile. Il a surtout fallu prendre le temps nécessaire
à l'intégration et à la compréhension de la
démarche par tous les acteurs de l'association comme il
était affirmé lors de notre Assemblée Générale
de l'an dernier.
C'est donc avec un décalage nécessaire de
6 mois que l'on devrait aboutir, au premier trimestre 2004, à la
mise à jour et à la formalisation du projet associatif
exprimé en valeurs, principes d'action, vocation, métiers,
axes stratégiques à 5 ans, engagements vis à vis
des tiers (engagement social, engagement vis à vis des usagers
- charte pour l'usager - engagements vis à vis des collaborateurs
- charte du management)

la formation
au service des ressources humaines et du développement associatif
Le deuxième grand chantier de l'année 2002
tel que nous l'avions annoncé devait nous permettre d'intégrer
la formation du personnel dans la stratégie globale des établissements
gérés par l'ADAPEI 22, en étant l'un des points d'appui
du développement de nos institutions :
- Engager une réflexion qui inscrive la formation dans une vision
globale, associant les valeurs et les orientations de l'Association, ses
objectifs et ses perspectives.
- Préparer les forces vives de nos établissements en prenant
en compte le potentiel de son personnel et la gestion anticipée
de ses compétences, afin de rendre inséparables, la culture
d'entreprise et le devenir professionnel de chacun, afin d'être
en mesure de nous positionner sur les champs de développement probable
de l'association sur les 5 à 10 ans à venir.
Le premier acte de cette mise en uvre fut formalisé par
un accord d'entreprise signé le 30 décembre 2002 par l'ensemble
des organisations syndicales représentatives à l'ADAPEI.

Enrichir
la culture d'entreprise et organiser nos stratégies de communication
Dans les actions directement en lien avec le recentrage de l'Association
sur des préoccupations transversales, les journées d'intégration
des nouveaux salariés furent initiées pour la première
fois en 2002.
Avant toute chose permettre aux nouveaux salariés ayant intégré
l'association de prendre contact directement avec les instances dirigeantes
de l'ADAPEI, Administrateurs et Direction générale :
- Conceptualiser l'appartenance à un environnement associatif dans
sa fonction employeur gestionnaire et militante.
- Expliquer l'environnement administratif et budgétaire dans une
mission de service public.
- Echanger sur l'histoire du mouvement parental et sur ce qui fonde nos
valeurs.
Après une première journée qui a réuni les
nouveaux salariés le 12 septembre 2002, en juin 2003 une journée
du même type nous a permis une rencontre avec les nouveaux salariés.
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La rénovation de nos outils de communication inscrite
comme l'un des axes de travail de l'année 2002 lors de la
dernière Assemblée Générale.
La commission de communication composée d'administrateurs
et de professionnels, a refondé en totalité la maquette
de l'Eveil. L'objectif en rationalisant notre méthodologie
de communication : permettre à un ensemble plus large, adhérents,
familles, salariés, partenaires, d'être destinataire
d'une information commune sur des thématiques transversales
à notre Association.
Depuis plus d'un an la commission de communication se réunit
en moyenne une fois par mois, définit les axes de communication
de l'Eveil, contacte des intervenants extérieurs, organise
la mise en page et le rédactionnel de chaque numéro.
Actuellement la commission entame la mise en uvre d'une chartre
graphique applicable à l'ensemble de l'Association.
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L'objectif du bulletin l'éveil est de
permettre aux adhérents , familles, salariés, partenaires,
d'être destinataire d'une information commune sur des thématiques
transversales à notre Association
(ici l'expédition du journal l'éveil
aux Ateliers Briochins)
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Une
absence de mise en perspective avec les services de l'Etat
Lors de la dernière Assemblée Générale, nous
avions déploré le manque de dialogue avec les services de
l'Etat. Nous faisions remarquer combien cette situation était préoccupante
et préjudiciable pour l'Association.
Bien que plusieurs rencontres, avec les services de la DDASS, aient permis
d'exposer les problématiques auxquelles l'Association est confrontée,
aucune proposition significative ne nous semble aujourd'hui en mesure
de débloquer la situation.
Afin de mettre un terme aux trop nombreux contentieux qui nous opposent
aux services de l'Etat, l'Association pour résorber l'écart
budgétaire qui représente l'essentiel de notre désaccord
a été porteuse de plusieurs propositions. Malgré
une écoute évidente de nos préoccupations, la DDASS
semble confiner ses réponses dans une logique mathématique
aux ordres d'un taux directeur qui exclut toute mise en perspective qui
tendrait à sortir l'association d'une impasse.
Cette situation nous interdit toutes déclinaisons d'objectifs constructifs,
réfléchies en concertation avec les services de l'Etat,
sur des enjeux où le manque d'anticipation, risque d'entraîner
le secteur médico-social et nos associations, à gérer
des situations inextricables (suractivité, manque de places en
CAT et établissements pour handicapés profonds, etc
)

Développement
du partenariat
Si l'expérience de Trégomeur (voir compte rendu dans ce
rapport) ne nous a pas permis en totalité de concrétiser
un projet de partenariat à la hauteur de nos espérances,
l'Association sur la base de trois de ses établissements, l'IME
de " Ker an Héol ", les CAT de Pen Duo et de Kernévec,
vient de signer une convention de partenariat avec l'Hôpital de
Bégard.
Cette première formalisation d'une mise en commun de nos services,
nous amène aujourd'hui à explorer avec la Fondation Bon
Sauveur de Bégard de nouvelles perspectives de travail.
Après une évaluation des actions et de l'implication
de l'ADAPEI dans les missions internationales qu'elle mène depuis
de nombreuses années avec la Tunisie en collaboration étroite
avec le Conseil Général, l'Association vient de signer une
convention avec l'UTAIM d'El Hamma, qui a pour objectif de contractualiser
un partenariat autour d'une réciprocité et un échange
entre nos associations.

Informations
sur les établissements

Les
I.M.E
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RAPPORT D'ACTIVITES SITE PAR SITE
(cliquez sur l'établissement)
D'une façon générale, les IME souffrent d'une
suractivité structurelle. 174 places agréées
pour 247 enfants pris en charge soit une suractivité globale
de 42%.
Nous ne nous attarderons pas dans ce rapport sur les incidences
d'un tel phénomène, sur la qualité de la prise
en charge, sur notre incapacité à répondre
aux familles en attente, sans évoquer la situation budgétaire
alarmante à laquelle nous serions confrontés, si demain,
les modalités de tarification actuelles au prix de journée
devaient être remplacées par une dotation globale de
financement. Sans un rebasage des deux IME, " Guy-Corlay "
et " Ker an Héol ", l'association serait confrontée
à de graves difficultés économiques, qui pourraient
l'obliger à arbitrer contre l'intérêt des familles.
Pour ces deux établissements, un projet d'extension est actuellement
à l'examen par le CROSS.
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D'une façon générale, les IME souffrent
d'une suractivité structurelle.
174 Places agréées pour 247 enfants pris en charge
(ici l'IME Saint-Bugan de Loudéac)
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M.A.S.
"Les sorbiers" et "Roc-Bihan"
Dans les 2 M.A.S. , cette période a permis de terminer
l'assimilation des conséquences des "35 heures" dans
le fonctionnement du personnel ( affinement des horaires, voire réfection
complète) ; sans avoir compensé la perte de capacité
de travail. Une adaptation partielle a quand même été
possible.
Egalement , et presque simultanément, redéploiement
de personnel , en particulier, suppression des "nuits couchées"
des encadrants ; cette opération à permis de remettre une
partie du temps dans la journée, dans l'attente de la création
de 4 places supplémentaires demandées à "Roc-Bihan",
et, aux "Sorbiers", de créer un poste d'animateur, en
supprimant un poste de chef de service ; tout ceci afin d'optimiser la
prise en charge des résidants.
Poursuite des activités extérieures et intérieures,
toujours dans l'optique des 2 axes de travail :
- prendre soin du résidant dans sa maison
- lui procurer les activités d'occupation et de loisir nécessaires,
ensuite.
Réflexion menée quant à une réorganisation
du foyer de vie Ty Coat.
En 1996, du fait d'une population vieillissante et nécessitant
des soins médicaux, le foyer "Ty Coat" a reçu
l'agrément de "Foyer à double tarification".
En sept années, le vieillissement des résidents
a fortement médicalisé l'établissement, celui ci
ne répondant plus aux besoins qu'ils expriment par manque d'encadrement.
Après sept années de fonctionnement, le bilan que l'on
peut tirer est le suivant :
le
mixage de population FOA/FDT n'est pas pertinent sur le long terme
Le ratio d'encadrement très en dessous de la moyenne départementale
ne permet pas d'envisager sereinement les absences des personnels qui
nécessitent, vue la pathologie des résidents d'être
remplacés intégralement.
Actuellement des pourparlers avec le Conseil Général et
la DDASS Etat nous orienteraient vers une augmentation du ratio d'encadrement
de l'établissement à court terme et une éventuelle
création de FAM à moyen, voire à long terme, sur
le site d'Hillion ou le FDT pourrait être transféré.

Les
C.A.T
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Si des mutations importantes, voire inquiétantes,
concernant les grands équilibres de nos marchés, semblent
se profiler à l'horizon 2003, l'année 2002, se traduit
avant tout par une stabilité de notre activité de
production, qui nous a permis d'engager une réflexion sur
certains outils de contrôle de gestion et d'affiner l'analyse
économique de certains secteurs d'activités.
Par ailleurs, EQUAL, projet à vocation européenne,
a mobilisé dans une réelle démarche partenariale,
23 C.A.T. de la Région Bretagne.
Le développement d'activités à caractère
économique en CAT a atteint un bon niveau de compétitivité
sans que soit reconnue la qualification professionnelle et les compétences
des ouvriers handicapés qui y participent.
Les 23 CAT (correspondant à 12 associations réparties
dans toute la Bretagne) du Partenariat de Développement s'engagent
dans la résolution de cette problématique, pour d'une
part corriger cette "injustice", et d'autre part augmenter
les atouts des CAT. Ils s'appuient en cela sur leur expérience
partenariale, sur l'évolution législative, sur le
handicap et la formation.
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RAPPORT D'ACTIVITES SITE PAR SITE
(cliquer sur l'établissement)
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L'action Equal concerne 300 travailleurs handicapés dont
55 pour l'ADAPEI 22 et leurs équipes encadrantes. L'objectif
est de permettre aux travailleurs handicapés de faire reconnaître
et de valoriser le savoir-faire qu'ils ont acquis dans l'exercice
de leur travail même si parfois il ne s'agit que de simples
gestes. De manière indirecte mais tout aussi importante,
il s'agit aussi de favoriser leur évolution personnelle et
revaloriser les compétences de l'encadrement, et permettre
à certains ouvriers de transférer leurs compétences
en milieu ordinaire.
Ce programme s'inscrit dans une action de partenariat européen
avec des associations situées à Magdebourg en Allemagne
et Linz en Autriche. D'ici juin 2005, fin de ce programme, nous
aurons pu établir un diagnostic de nos ateliers de production
(espaces verts, travail posté, services), reconstituer les
outils d'évaluation utilisés dans les CAT, élaborer
des référentiels de compétences en lien avec
les référentiels métiers, constituer des dossiers
de validation des acquis d'expérience pour certains, et des
portefeuilles de compétences pour d'autres.
Ces actions sont conduites en lien avec les partenaires : DRASS,
DRTE, Région, FAF, dans le cadre d'un comité d'orientation.
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Conclusion
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Si l'année 2002 fut l'année de la
loi de rénovation sociale, l'année 2003 semble destinée
à accueillir la nouvelle Loi d'Orientation.
Un grand principe constitue le fondement de cette nouvelle loi
" Le principe de non discrimination et d'égalité
des chances ".
Cette réflexion qui éclaire depuis
de nombreuses années les actions de l'Association, devra
alimenter les axes de travail stratégiques que nous proposons
de mettre en uvre en 2003, parmi lesquels nous pouvons citer
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Un grand principe constitue le fondement de la
loi de rénovation sociale:
« le principe de non discrimination et dégalité
des chances ».
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la poursuite du projet associatif
et de la démarche qualité |
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la problématique des
personnes vieillissantes réflexion autour des structures d'accueil
temporaire |
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la mise en uvre du cadre réglementaire
en lien avec la loi de rénovation sociale et ses décrets
d'application (projet d'établissement, livret d'accueil, contrat
de séjour
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la mise en uvre d'une commission
d'admission dans les établissements de l'ADAPEI 22 |
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la consolidation des outils de communication |
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Une loi qui nous
invitera, si l'esprit en est respecté - gageons cet avenir
- à faire apparaître que, derrière le handicap,
il y a toujours un enfant, un être humain un citoyen comme
les autres, qui doit avant tout être considéré
et respecté pour sa singularité et son humanité.
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