UNE BALADE INOUBLIABLE LE LONG DU TRIEUX

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Bienvenue sur l’Ar-Gentilez.

Pour une journée, le vieux gréement de Ploumanac’h
déploie ses voiles aux ouvriers des Ateliers Kernévec.

 

..... Embarquement pour une balade sur le Trieux.

9 h au port de Lézardrieux.

La douzaine d’apprentis marins du jour se dirige vers les pontons pour embarquer sur l’Ar-Gentilez, un vieux-gréement des Sept Iles (Ploumanac’h).
Le bateau mouille au cœur du port de plaisance. La mer est calme. La journée s’annonce belle.
Aujourd’hui, c’est Claude Hautenauve le patron à bord. « Depuis le début de la semaine, nous avons embarqué une centaine d’ouvriers volontaires des Ateliers Kernévec pour une balade le long du Trieux, explique le président de l’association Ar-Gentilez et moniteur d’atelier au CAT de Tréguier.

Une manière comme une autre de sortir du cadre du travail et de s’ouvrir l’esprit à la découverte de son environnement. »
Pour veiller aux manœuvres du bateau, Claude Hautenauve peut compter sur son plus fidèle matelot :

Gervais Le Marrec, membre de l’association, qui avait terminé quatrième du concours national de manœuvre des bateaux de travail à Brest 2000 aux côtés d’Yvon Bozec, Jean-Yves Quérain et Gaëtan Aline.

L’AUTONOMIE A LA BARRE

 

10 h. L’équipage de l’Ar-Gentilez monte les voiles.
La grand’voile, le tape-cul, la misaine.

Voilà le vieux gréement fin prêt à longer le Trieux, « la rivière d’Europe où il y a le plus de courant », précise Claude Hautenauve.
La traversée est calme. Cette fois, c’est Michel qui prend la barre jusqu’à Pontrieux sous l’œil vigilant du capitaine qui ne manque pas de le conseiller sur le cap à suivre. « Se retrouver seul à diriger le bateau est valorisant pour la personne, confie Claude Hautenauve. On l’aide à apprécier la trajectoire en fonction des courants, à maîtriser son appréhension.
Cela la rend plus autonome et la met en confiance. »
L’apprentissage du balisage, le passage des écluses, la découverte du milieu marin...
A une encablure derrière, un autre équipage des Ateliers Kernévec savoure ce même plaisir à bord du « Vri-Ru 2 », l’ancien bateau de l’IME Saint-Brieuc refait à neuf par les ouvriers de Tréguier.

Après le passage de l’écluse à Pontrieux et une rencontre avec des Anglais, les deux bateaux débarquent leurs hôtes au pied du château de La Roche Jagu. Le temps de retrouver ses appuis et de se restaurer avant que Éole se décide à envoyer un petit souffle de vent. La brise marine du Trieux permet ainsi à l’Ar-Gentilez de glisser tranquillement vers le port de Lézardrieux, terme d’une journée inoubliable.

Loïc TACHON

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