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Insuffisances. Cette année, l'ADAPEI
devrait avoir 6 des 10 places attribuées par le département alors que
15 jeunes d'IME sont orientés en CAT et que 95 autres sont inscrits
sur les listes d'attente, en MAS et FDT pour lesquels une dizaine de
sortants d'IME (polyhandicapés, autistes, psychotiques...) attendent
une place. Alarmant.
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Sureffectifs.
Aujourd'hui, 243 enfants et adolescents sont
accueillis par l'ADAPEI pour... 184 places agréées.
A Tréguier, l'IME Ker an Héol reçoit 87 enfants pour un agrément
de 54.
A Saint-Brieuc, l'IME Guy-Corlay prend en charge 78 pour 60 et
à Loudéac, l'IME Saint-Bugan en accueille 78 pour 70.
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Rencontre. En milieu de matinée,
une délégation emmenée par Marie-Hélène Caous, présidente de l'ADAPEI,
et André Gacel, directeur général, accompagnés d'administrateurs, a
été reçue en préfecture par le cabinet, Jacques Witkomski. Une manière
de faire entendre leurs revendications et de réaffirmer leurs vives
inquiétudes face à l'avenir avant une éventuelle entrevue ministérielle…
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Mobilisation. La manifestation
du 30 juin a connu un sursaut de popularité. "Elle a réuni encore
plus de monde que prévu", faisait remarquer l'un des organisateurs.
Ils étaient, en effet, deux mille à battre le pavé sur la place
de la Préfecture pour exprimer leur ras-le-bol. |
Émotion. Il y a ceux qui crient,
revendiquent, se scandalisent de la situation. Il y a aussi ceux que
le désespoir fait pleurer. Comme cette jeune mère de Tréguier, venue
grossir les rangs de la manifestation : "mon fils a 20 ans. Il est polyhandicapé.
S'il n'obtient pas de place en MAS ou CAT à la rentrée prochaine, ce
sera très dur pour nous de s'en occuper", a-t-elle lâché au micro, la
voix écrasée par son mouchoir.
Réflexion. André Gacel, directeur
général de l'ADAPEI 22, estime que les droits des personnes handicapées,
à savoir le droit à l'éducation, à la formation et à une vie autonome,
ne sont pas respectés. "Le département des Côtes d'Armor serait moins
mal doté que d'autres, nous-dit-on. Certes, mais nous avons toujours
des besoins ! Doit-on adapter les besoins aux moyens ?"
Vu. A Tréguier, des banderoles et
panneaux en bois écrits à la hâte portaient ce message : "nos handicapés
sont oubliés, pas recensés, ignorés!!... Ex. : 43 enfants sans place
en IME pour la rentrée."
Entendu. Au plus fort des revendications,
une mère de Saint-Brieuc a pris la parole pour faire part de son désarroi
: "Je suis maman d'un handicapé en attente d'une place en IME. Le
maintien à domicile n'est pas une solution. Il y a en permanence le
souci de trouver une occupation. Les handicapés ont besoin, eux aussi,
d'avoir une vie sociale."
Entrevue. Quelques jours avant la manifestation, les responsables
de l'ADAPEI avaient rencontré les parlementaires du département à Saint-Brieuc.
Sénateurs et députés avaient promis d'alerter le secrétariat de la Santé.
Promesse tenue.
Listes
d'attente. Dans les établissements de l'ADAPEI au 1er juillet
2000 :
Institut
Médico-Éducatif (36),
Centre
d'Aide par le Travail (95),
Atelier
Protégé (39),
Service
d'Accueil et de Travail Adapté (15),
Foyer
d'Accueil Occupationnel (81),
Foyer
à Double Tarification (31)
et
Maisons d'Accueil Spécialisé (65).
Perspectives. Le vendredi 7 juillet,
Danièle Bousquet, députée de Saint-Brieuc et André Gacel, directeur
général de l'ADAPEI des Côtes d'Armor, ont rencontré Aline Ferrand,
conseillère de Dominique Gillot, secrétaire d'État à la Santé et aux
Handicapés. Face aux nombreux problèmes évoqués lors de cette entrevue,
Mme Ferrand a indiqué que les crédits 2000 avaient été totalement attribués
mais qu'elle allait transmettre ces arguments à sa Ministre et plaider
auprès de Dominique Gillot pour donner au département des Côtes-d'Armor,
au début 2001, une certaine priorité. Toutefois, elle ne pouvait prendre
aucun engagement sans la décision du Ministre. Par contre, elle a insisté
sur la nécessité de trouver très rapidement une solution aux plus de
20 ans qui ne pourraient trouver une place dans un établissement pour
adultes. Une nouvelle circulaire concernant le financement des Creton
était en cours d'élaboration, mais Aline Ferrand indiquait qu'il fallait
interpeller la CNAM et la CRAM de Bretagne pour anticiper la circulaire.
A suivre.
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