LE PRÉSIDENT DE L’UNAPEI DANS LES CÔTES D’ARMOR LA VISITE STUDIEUSE DE RÉGIS DEVOLDÈRE

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Le nouveau président de l'UNAPEI poursuit son tour de France des régions. Après l'Auvergne, le Centre et le Midi-Pyrénées, Régis Devoldère s'est invité au Conseil consultatif régional (CCR) à Plérin, près de Saint-Brieuc. Un court séjour dans les Côtes d'Armor pour s'informer et prendre la mesure des problèmes d'accueil et de prise en charge rencontrés par les associations bretonnes.

 

« Je suis parfaitement conscient des charges qui pèsent au quotidien sur chacune de vos associations, de l'impatience légitime des parents à trouver des solutions pour leurs enfants. Essayons de travailler ensemble pour faire avancer les dossiers. » Pas de grande déclaration mais un souci manifeste dans les paroles du nouveau président de l'Union nationale (UNAPEI). Celui de s'informer de la situation alarmante de certaines structures départementales, de la volonté d'y remédier et des moyens mis en œuvre.

Présent au Conseil consultatif régional, Régis Devoldère se veut d’être à l'écoute des bénévoles et des professionnels qui animent
les ADAPEI de Bretagne.

« La demande d'être proche des associations est forte. Ce type de rencontre permet à la fois d'échanger, avec les équipes régionales et les responsables d'association, autour des préoccupations du terrain et celles de l'UNAPEI, puis, à partir d'un thème précis et préparé ensemble, de travailler les orientations futures. »

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Ferme dans ses convictions derrière un éternel sourire charmeur qui laisse malgré tout transparaître la pugnacité de l'homme, Régis Devoldère était surtout venu débattre de la rénovation de la vie associative, à l'aube du centenaire de la loi de 1901. « Ces vingt dernières années, les associations ont vu se multiplier les lieux d'accueil pour handicapés. Même si les places sont toujours insuffisantes, des structures continuent de se créer. En revanche, ces associations connaissent une légère diminution du nombre de leurs membres adhérents. Quelle est donc la vocation d'une association aujourd'hui ? interroge le président de l'UNAPEI. Est-ce de répondre aux demandes des familles ou d'associer les familles aux réponses pour leurs enfants ? »
Les associations ne peuvent vivre sur une génération. « Il est indispensable de préparer la relève et d'intégrer davantage les jeunes parents sans solution. » La vie associative ne peut donc se concevoir « qu'en regardant vers l'extérieur et non de l'intérieur ».
Fort de ce double constat, Régis Devoldère réaffirme haut et fort « la place et le rôle de la famille dans la vie du Mouvement. La rénovation de la vie associative doit trouver de nouvelles formes de militantisme à la hauteur de nos désirs. »
En attendant, le nouveau responsable de l'UNAPEI ne demeure pas inactif. Aux côtés de Gérard Jouannot, président-adjoint et de Patrick Gohet, directeur général, il a présenté les chantiers en cours pour obtenir les réponses adaptées aux besoins des personnes handicapées mentales et de leurs familles. « Nous restons attentifs à l'évolution de l'organisation territoriale et administrative du pays. Le principe d'équité entre les différents départements doit être porté par tous. L'État doit garder un rôle d'impulsion et de garant de la justice sociale. La qualité d'accueil et la dignité d'une personne ne peuvent pas dépendre du lieu géographique où elle vit. »
Quant au concept de qualité, longuement débattu avec les responsables de l'ADAPEI des Côtes d'Armor, « la priorité sera donnée à celle qui passe par la solution nécessaire à chacun, c'est-à-dire la mise en place d'un dispositif d'accueil, d'accompagnement et de prise en charge qui soit adapté à chaque situation, durable et évolutif. »
En ce qui concerne la situation des personnes handicapées âgées, au centre des préoccupations, Régis Devoldère attend là aussi des évolutions juridiques et financières. « Nous connaissons tous l'angoisse des parents pour le devenir de leurs enfants. Même si des solutions diversifiées ont été mises en place ici et là, il reste beaucoup à faire. Une réforme de l'aide sociale s'impose. Actuellement, le couperet des 60 ans est en train de tomber. Pour autant, le handicap n'est pas décidé à prendre sa retraite à 60 ans… »

Loïc TACHON.

Régis Devoldère est le 6e président de l'Union. Ancien président des Papillons Blancs de Lille (1991-2000), président de l'URAPEI du Nord-Pas-de-Calais et membre du Conseil d'administration de l'UNAPEI depuis 1995, il succède à Bernadette Wahl à la tête du Mouvement depuis 13 ans.

 
 
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